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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:54

Sud Ouest sombre

dans le crime

Sous la plume de Julie Martinez, le journal Sud Ouest s'est intéressé, dimanche 25 avril, à Crimes et faits divers Périgord. Je reproduis ci-dessous l'intégralité de l'article paru dans les pages "Région" du quotidien aquitain.                                                                                 

SO-1.jpg

 

Une plongée dans l'histoire du crime

Le journaliste Laurent Derne a travaillé sur les faits divers du Périgord au XIXe siècle. "Meurtre, agression au vitriol, infanticides, viol...  La liste des crimes et faits divers tient en seize actes criminels, tous commis entre 1829 et 1899. Derrière eux, un seul homme, Laurent Derne, qui a pris sa plume pour seule arme et livrer au public un livre regroupant les « Crimes et faits divers Périgord » au XIXe siècle.

Ce journaliste de 36 ans, chroniqueur judiciaire et fait-diversier au journal « La Montagne », récidive avec ce nouveau volume qu'il dédicaçait hier à la Papeterie de l'Isle, à Mussidan, après avoir sorti un tome précédent sur les crimes et faits divers en Corrèze-Cantal.


 

SO-2.jpg Affaires inédites

« Le Périgord est un département que je connais par mon travail pour y avoir fait quelques incursions pour des affaires mais aussi pour son côté touristique », explique Laurent Derne qui s'est intéressé à des affaires qui se sont déroulées dans tout le département.

Beaucoup de livres sur les faits - divers en Dordogne ont déjà été publiés, c'est pour cela que l'auteur s'est attaché au XIXe siècle et a retrouvé des affaires marquantes qui n'ont pas été traitées auparavant.

Délaissant volontairement le crime d'Hautefaye, repris dernièrement par Jean Teulé, le journaliste a préféré exhumer des limbes de l'histoire locale le geste terrible de Marie qui a immolé ses deux enfants à Mauzens-Miremont ou encore des diaboliques de Beaupouyet, un couple d'assassins. « Tout le XIXe siècle reflète l'âge d'or de la justice théâtrale. Le peuple vient assister aux audiences devant la cour d'assises comme les plus riches vont au spectacle. C'est également un siècle qui bouge politiquement et qui donne une photo sociale de l'époque », analyse Laurent Derne qui, par le prisme du crime, évoque toute la vie d'une société.

Pour la rédaction de cette somme de 200 pages, l'auteur s'est appuyé sur le fonds des Archives départementales de la Dordogne, la presse de l'époque et les longs comptes rendus des chroniqueurs de l'époque ou encore les minutes des procès.

Pour éviter une narration froidement clinique des faits, il a décidé de recréer l'atmosphère de ce siècle, d'inventer des dialogues ou encore d'aborder les faits à travers le vécu d'un coutelier ou d'un vannier.

 

SO 2Reflet de la société

Laurent Derne avoue une passion pour le fait -divers, cette spécialité de la presse, savant mélange entre des faits crus et l'intimité de gens révélée à la lumière d'un crime. Un genre qui fait de plus en plus d'adeptes avec la multiplication de ce type de livres ou d'émissions télévisées, dont Christophe Hondelatte fut le pionnier il y a plusieurs années avec « Faites entrer l'accusé ».

Laurent Derne y voit une nouvelle fois un effet miroir. « Le crime, c'est un reflet de la société. Cela peut arriver à tout le monde et je crois que l'on aime se faire peur. Mais c'est également lié à notre époque où tout va très vite et où les gens veulent tout savoir. »

Une envie de se forger sa propre opinion, de refaire l'enquête et peut-être le procès.

Faudra-t-il un jour lever le secret des délibérés et l'absence de motivation des verdicts et arrêts? s'interroge Benjamin Deparis, président du TGI de Tulle et ancien juge à Périgueux, dans la préface de l'ouvrage.

Peut-être, mais cette question, peu se la posaient au XIXe siècle, puisqu'à cette époque, à chaque procès, l'accusé jouait sa vie à quitte ou double.

 

Julie Martinez  SO 2

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 09:35

Les diaboliques

de Beaupouyet


 

Mars 1857. Un banal couteau acheté le jour de Noël permet de confondre un couple… d’étrangleurs. Et d’exhumer, en cour d’assises, les secrets les plus inavouables de leur âme démoniaque.17. diaboliques


 

Extrait de Crimes et faits divers Périgord (Geste éditions), par Laurent Derne :


 

17. diaboliquesRéré le coutelier a beau se pincer, il n’arrive pas à y croire. « Un meurtre ? Comment ça un meurtre ? ». On lui passerait l’une de ses lames en travers de la main qu’il en oublierait la douleur. Le gendarme qui vient de se présenter à sa boutique, en ce mois de mars 1857, déballe un objet d’un sac de toile. « Ben oui, c’est bien l’couteau que j’lui ai vendu à Noël. Si j’en suis certain ?  C’est que j’y ai passé quelques heures sur c’t’objet, monsieur l’officier. Alors oui, j’suis affirmatif ! », claironne l’artisan. « Fort bien. Veuillez nous suivre séance tenante chez le juge d’instruction », ordonne le militaire en posant une main ferme sur son épaule. « Maaaais… proteste l’artisan, et la boutique ! ». « Aujourd’hui c’est relâche », ricane son ange-gardien en l’escortant jusqu’à la Patache affrétée par la justice. [...]


 

17. diaboliquesC’est en effet dans un semis de pins que le cadavre de Pierre a été découvert la veille. « A moitié mangé par les chiens », avait précisé le gendarme en observant du coin de l’œil la réaction d’horreur qu’une telle révélation provoquerait chez Réré. Ancien instituteur de son état, Pierre était devenu le garde champêtre du maire de Beaupouyet. Il résidait à Saint-Médard de Mussidan, dans une petite chambre dépendant d’un corps de bâtiments occupé par deux autres familles. Il ne regagnait ses pénates le plus souvent que le soir. Mais depuis le 30 décembre, personne ne l’avait plus revu. Ni ses voisins. Ni son fils, marchand à Saint-Privat. Cinq jours après l’achat de mon couteau, avait calculé Raymond. [...]


 

17. diaboliques« L’audience est ouverte, vous pouvez vous asseoir… ». Dans le box, les deux accusés sont dévisagés par l’assistance et les chroniqueurs, à l’affût du moindre détail pour appâter leur lectorat. Maçon à Beaupouyet, Guillaume, 32 ans, traîne sa petite taille comme un boulet de forçat. C’est un signe, ça, songe un journaliste en griffonnant quelques impressions à la hâte sur son cahier. [...] Vêtue de manière simple « comme une paysanne », Marie, 21 ans, a le regard « dur et parfois impérieux ». « Ses traits ne manquent pas d’une certaine distinction. Selon l’accusation, elle est le mauvais génie qui a mis en œuvre les instincts féroces de son mari ». [...]


 

Pourquoi ce couple est-il accusé du meurtre du garde-champêtre ? Quel serait leur mobile ? La justice saura-t-elle voir clair dans cette affaire ? Réponses dans mon ouvrage...


 

Laurent Derne  avatar


 

Pratique : Laurent Derne dédicacera son deuxième ouvrage, Crimes et faits divers Périgord (Geste éditions, 192 pages, 19 euros), samedi 24 avril, de 10 heures à midi, à la papeterie de l'Isle, à Mussidan. Ce livre, ainsi que son pendant, Crimes et faits divers Corrèze-Cantal est disponible dans toutes les bonnes librairies et sur Internet.


 

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 10:19

Crimes et faits divers

Périgord  fait la "une"

 

DL-crimes.jpg

 

Après une semaine de vacances - Eh oui, même les blogs bénéficient des avancées sociales chèrement acquises ! -, je, enfin "IL" reprend du service. Le second ouvrage de Laurent Derne, Crimes et faits divers Périgord, et ses 16 affaires jugées en cour d'assises au XIXe siècle continue de faire parler de lui. La Dordogne Libre lui a consacré une tête de page début avril.

A ce sujet, je participerai, samedi 24 avril, à une séance de dédicace, de 10 heures à midi, à la Papeterie de L'Isle, à Mussidan. L'occasion de découvrir, notamment, l'histoire des Diaboliques de Beaupouyet, que j'évoquerai ici même avant la fin de semaine...

 

 

Laurent Derne  avatar

 

 

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 07:00

Un mauvais Républicain

  vaut mieux qu'un bon anar

 

  

 

avatarIls avaient confondu les élections avec une réunion de famille. Mais pour la balance de la justice, un mauvais Républicain vaudra toujours mieux qu’un bon anarchiste. C'est l'affaire de la semaine...

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

  Extraits de Crimes et faits divers Corrèze-Cantal (Geste éditions) par Laurent Derne :

 

  

"Méfions-nous des apparences et des étiquettes. Surtout des étiquettes. Indomptable rebelle au cœur de braise et au regard de cendres, la Corse a longtemps traîné comme un boulet, la réputation de championne toute catégorie du « bourrage des urnes ». C’était avant les électeurs fantômes de certains arrondissements parisiens. Bien avant qu’un élu perpignanais ne se fasse prendre la main dans une chaussette tapissée de bulletins de vote, comme nos grands-pères garnissaient les galoches de paille ou de papier journal. On ne se méfie jamais assez de l’amplitude thermique au pied des Pyrénées… [...]

10 décembre 1899. A Seilhac, comme à Tulle, les urnes garnissent des bureaux de vote [à l'occasion des] élections consulaires. [...] 

 

 

 Septembre 1900. Neuf mois après l’élection, quatre accusés comparaissent devant la cour d’assises. De nombreuses irrégularités ont été relevées au cours du scrutin. Des absents ont voté. On a émargé pour eux. Et deux candidats au poste de magistrat au tribunal de commerce tenaient eux-mêmes le bureau de vote. Un peu comme si Fidel Castro ou Kim Jong-Il surveillaient en personne le bulletin pris par chaque « électeur » avant de pénétrer dans l’isoloir. Bref, une parodie de démocratie. [...]

 

 

 On a bourré les urnes entre amis et tenté de faire pression sur d’éventuels témoins pour passer entre les mailles du filet judiciaire. [...] Une antienne sournoise s’immisce dans tous les esprits. « Mais pourquoi nous cherchez-vous des poux dans la tête ? ». « Du reste, se gausse le négociant en bestiaux, ces élections sont de vastes blagues ! ». Le président éructe : « Ah ! Bien ! Et c’est avec ces vastes blagues-là qu’on nous donne des conseillers municipaux, des conseillers généraux, des députés, des sénateurs… Non, monsieur, les élections, ce ne sont pas de vastes blagues »."

 

Comment la justice corrézienne du XIXe siècle trancha-t-elle l'affaire ? Réponse dans Crimes et faits divers Corrèze-Cantal (Geste éditions), à retrouver chez tous les bons libraires et sur le web.

 

 

Pratique : Laurent Derne a déjà publié deux ouvrages chez Geste éditions, Crimes et faits divers Corrèze-Cantal, 216 pages, 19 euros et  Crimes et faits divers Périgord, 192 pages, 19 euros.

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 11:22

Laurent Derne

dédicace à Périgueux

 

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Le Dordogne Tour se poursuit. Après Sarlat, samedi dernier, et avant Mussidan, fin avril, votre serviteur dédicacer son dernier ouvrage, Crimes et faits divers Périgord (Geste éditions), samedi 3 avril, de 10 heures à 18 heures, au rayon librairie de l'hypermarché Auchan de Périgueux.

Frissons garantis à travers plusieurs affaires relatives au Périgord blanc, comme cette vitrioleuse semi-mondaine (1856) ou ce jaloux maladif (1868) !

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 07:00
Le petit instituteur
trompe ses deux maîtresses

Aussi ténébreux que manipulateur, Marc-Aurèle n’hésite pas à se faire passer pour un médecin ou un intime de la reine d’Espagne lorsque ses intérêts le réclament. Mais le petit instituteur de Veyrignac (Périgord) va payer au prix fort son appétence pour le beau sexe.
 

6.-maitre-ecole.jpg
Marc-Aurèle trempe sa plume dans un encrier à l'effigie de l'Empereur (DR)


Extraits de Crimes et faits divers Périgord (Geste éditions), par Laurent Derne :

"Il porte un prénom d’empereur romain et un patronyme à faire pâmer toutes les courtisanes vénitiennes. Une tignasse d’un noir de jais, aussi profond que son regard de braise, un physique élancé tout juste accidenté par un profil aquilin, trahissent ses ascendances corses.

La gent féminine résiste rarement à Marc-Aurèle C. Lui-même confesse un gros faible pour le beau sexe. « Eh quoi ? Notre empereur à tous, le seul, le Grand, le Premier, n’a pu se contenter de la Beauharnais. Il lui a aussi fallu la Marie-Louise. Et toutes les autres… », plaisante-t-il à l’envi autour de figatelli partagés entre compatriotes expatriés.

 

Mais cette fois-ci, le petit instituteur de 50 ans, débarqué de son île natale à Veyrignac, en mars 1851, ne peut étouffer les sentiments ambigus qui l’assaillent. Et n’ignore rien des risques encourus [...]

Dans la fosse
aux lions

Recroquevillé sur un banc dans les coursives du palais de justice de Périgueux, Marc-Aurèle doit bien reconnaître que la fortune ressemble à ces moulins dordognots dont les roues crénelées s’animent aux caprices de l’eau vive. « Eh oui, le Corse ! La chance tourne toujours pour les coquins de ton espèce, raillent les dragons de l’escorte. Même l’Empereur ne peut rien pour toi ! ». L’accusé demeure coi. Il se contente de jeter sur eux un fugace regard las. Taciturne, il s’efforce de conserver son énergie pour affronter la cour, dont il est séparé par une maigre cloison.

Soudain, une sonnette retentit. En se courbant en deux, il franchit une petite porte. Lorsqu’il déplie son mètre quatre vingt, il se trouve dans la fosse aux lions. D’un coup d’œil rapide, il jauge la salle. Au premier rang, un regard noir le foudroie sur place. Françoise... Françoise. La femme qu’il a épousée à Veyrignac en janvier 1852. Celle qui lui vaut de comparaître aujourd’hui pour bigamie et faux en écriture. Angelina. Comment diable a-t-il pu croire au pardon d’une Corse délaissée ?"


Qu'est-il advenu de Marc-Aurèle devant les assises du Périgord ? A-t-il puisé dans ses talents de mythomane pour se tirer d'affaire ? Réponses dans mon second ouvrage. Dans toutes les bonnes librairies et sur le web...


Laurent Derne
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 15:07
Sud-Ouest en pince
pour les criminels !



Sud-ouest-1.jpg

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager la tête de page de l'édition Sarlat du jour... C'est une certitude : Sud-Ouest en pince pour les bandits de grand chemin !


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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 13:43
Laurent Derne en dédicace,
samedi, à Sarlat


Sarlat-dedicace.jpg

Votre serviteur dédicacera son dernier ouvrage, Crimes et faits divers Périgord (Geste éditions), samedi 27 mars, de 10 heures à midi, à la librairie Majuscule de Sarlat. L'occasion de découvrir 16 affaires criminelles jugées au XIXe siècle, dont plusieurs concernent le secteur du Sarladais, comme celle de l'instituteur bigame de Veyrignac ou la mère incendiaire de Mauzens-Miremont. Une plongée historique à l'ombre de la guillotine...

Criminellement vôtre !


Laurent Derne
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Pratique : Crimes et faits divers Périgord (Geste éditions), par Laurent Derne, 190 pages, 19 euros.
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 12:35
Un dangereux récidiviste
s'évade de Corrèze


Couv-jpg.jpg

Et voilà le petit dernier ! Après Crimes et faits divers Corrèze-Cantal, votre serviteur récidive avec Crimes et faits divers Périgord (Geste éditions). Seize affaires authentiques jugées en cour d'assises durant le XIXe siècle qui témoignent de ce qu'étaient la justice et la société de l'époque. A découvrir de toute urgence !!! N'hésitez pas à me contacter via ce blog si vous souhaitez le commander...


Laurent Derne   
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 10:00

Le péché de chair
enfante le déshonneur


Au XIXe siècle, l’enfant n’avait pas encore acquis le qualificatif de roi. La contraception étant moralement réprouvée dans un pays pétri de valeurs chrétiennes, les « faiseuses d’anges » se mouillaient pour faire le sale boulot. Et les mères infanticides étaient légion.

3.-infanticide.jpg

 

 Extrait de Crimes et faits divers en Périgord (Geste éditions), par Laurent, à paraître ce mois-ci.


« Maudite pluie ! Me v’là trempé jusqu’à l’os…»
. Protégée des remous de la Dordogne par un bras de rivière adjacent, la frêle barque à bord de laquelle Raymond a pris place semble démunie face aux caprices du ciel. « J’pensais pas que le temps tournerait aussi vite. Allez, on r’monte les filets ! », suggère François.

Au prix d’un bel effort commun, les deux amis de Domme extraient des entrailles impétueuses du cours d’eau quelques belles truites qui entament une danse frénétique sur le plancher détrempé de leur esquif.

« Raymond, c’est quoi ça ? ». A la surface des flots, un mouchoir à carreaux rouges joue les Transatlantiques égarés. Mais cet étrange renflement, cette bedaine notariale dont il semble pourvu, troublent François. « Vite, secoue-toi ! Faut l’attraper ! », intime-t-il. Tel un anaconda affamé, le morceau d’étoffe s’entortille à l’une des rames. « Tire-le par ici, miladiou ! Quel empoté ! T’es plus doué pour compter fleurette à la Ninon », raille François. Mais l’humeur grivoise des deux compères est vite douchée en découvrant ce qui lestait le « tire-jus ». « P… de moine ! », blasphème Raymond, décomposé. Sous leurs yeux, gît le cadavre d’une petite fille. Un cordon ombilical pend encore de son ventre de nourrisson...

 

 

« Cette enfant est née vivante, viable et à terme. Les résultats de l’autopsie sont formels, tranche le médecin légiste. Elle a été asphyxiée ». La mélopée de la vox populi met rapidement les gendarmes sur une piste. « La Marie G. était enceinte de plusieurs mois. Et puis brusquement, plus rien… ». Marie. Une enfant de dix-huit ans qui nie l’évidence pour la forme, mais finit bien vite par reconnaître son implication. Pour éviter le déshonneur de devenir fille-mère, elle a préféré accoucher seule, avant d’étouffer son bébé et de le jeter dans la rivière. Pour ces faits, la cour d’assises de la Dordogne la condamne à trois ans de prison. [...]



L'actualité de la semaine rappelle qu'en dépit de progrès notables en matière d'information et de contraception, le crime d'infanticide n'a pas été éradiqué de notre société. La misère intellectuelle ou sociale, ou tout simplement des ressorts psychologiques fragiles, voire le déni de grossesse poussent encore certaines femmes à commettre l'irréparable...

 



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