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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 00:00
Hélène : "Je la revois partir
 en voiture"

Suite et fin de l'interview d'Hélène, la soeur cadette de Suzy Viguier, née, comme son aînée, à la maternité d'Aurillac... Elle avait été réalisée en 2004, quatre ans jour pour jour après la mystérieuse disparition de Suzanne Viguier. Mais demeure d'une étonnante actualité.

soeurs Blanch copie
Suzanne, à gauche et Hélène, à droite, encadrent leur demi-soeur, Carole.


Quelles relations entreteniez-vous avec Suzanne ?

"Malgré notre rivalité d'enfants, on faisait les quatre cents coups ensemble. Le divorce de nos parents a marqué une sorte de cassure [la famille Blanch a quitté le Cantal à la suite de cet événement en 1973]. Au bout de quelques mois, Suzanne a souhaité retourner vivre avec papa. Je suis restée avec maman. Après, il y a eu des hauts et des bas. On ne s'est pas parlé pendant quelques années. Le décès de notre père, en mai 1999, nous a beaucoup rapprochées. Tout a redémarré entre nous. C'était quelques mois seulement avant la disparition de Suzy".

Quattendez-vous de la justice aujourd'hui ?

"Les enquêteurs du SRPJ de Toulouse ont effectué un travail énorme. Ils ont fouillé partout pour retrouver ma soeur, draguant même des étangs. Il faut d'ailleurs reconnaître que son assassin a été très fort pour faire disparaître son corps [...]. J'attends les assises avec impatience. Même si, sans cadavre, on n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise".
[Prémonition ? Accusé du meurtre de son épouse, Jacques Viguier avait été acquitté par la suite, par la cour d'assises de Toulouse. Il comparaît actuellement en appel devant celle du Tarn]

Quelle est la dernière image que vous gardez de Suzanne ?

"Le lundi avant sa disparition, elle est venue à la maison. On a joué avec les enfants. On a passé une journée mémorable. En plaisantant, je lui ai même dit : C'est le premier jour où on ne se dispute pas. Je ne l'ai pas gardée à dormir parce qu'on recevait du monde à la maison. Je la revois partir en voiture. Sa main qui me fait au revoir par la fenêtre. Je n'aurais jamais pensé que c'était la dernière fois que je la voyais".


Laurent Derne
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:05
Affaire Viguier - "J'ai vécu le premier coup de théâtre"


avatar.jpg   Comme je vous l'ai déjà indiqué précédemment, l'un de mes contacts a eu la chance d'assister à plusieurs audiences du procès en appel de Jacques Viguier, la semaine passée. Acquitté en première instance, ce professeur de droit toulousain est accusé du meurtre de sa femme, Suzanne, une Cantalienne avec laquelle il a eu trois enfants. Suzy s'est évaporée la nuit du 27 novembre 2000. Depuis, plus de nouvelles.
Bienvenue dans le prétoire albigeois en compagnie de celui que je nommerai... "Pottecher", en hommage au grand chroniqueur judiciaire radiophonique des années 60...

trib-albi-2.jpg
Vue intérieure du cloître du palais de justice d'Albi, où Jacques Viguier comparaît en appel pour le meurtre supposé de son épouse aurillacoise, Suzanne, disparue le 27 novembre 2000.

Pottecher.jpg
 Pottecher, notre témoin privilégié :
"J'ai eu la chance d'assister, hier, vendredi, au premier coup de théâtre  de ce procès surmédiatisé. Cette matinée du 5 mars n'annonçait pourtant rien d'exceptionnel.

Se succèdaient ainsi à la barre des témoins, proches de la famille, utilisés à plus ou moins bon escient par chacune des parties. Seul Jacques VIGUIER, face à des jurés particulièrement attentifs à sa parole et qui avaient manifestement plus que jamais conscience de la lourdeur de leur tâche, semblait finalement tirer son épingle du jeu. Jamais pris en défaut, il répondait avec froideur et détermination en des termes choisis, presque étudiés et préalablement pesés sur chacun des témoignages susceptibles de mettre à mal sa ligne de défense, jusqu'à les faire paraître comme des " glissements de vérité ".

Loin de lui le personnage falot et presque inexistant qui était apparu en première instance. C'était la renaissance du prof de fac tant reconnu".
 

 
Rebondissement                                                                                                                   Pottecher


Pottecher : "Le film, jusqu'alors plutôt convenu, prenait une nouvelle dimension lorsque l'excellent président RICARDI choisit - ce qui est pour le moins inhabituel - de diffuser les écoutes téléphoniques essentielles, plaçant parfois les témoins ou l'accusé face à leurs propres contradictions.   

Puis venait le moment de l'audition de Philippe COUTURIER, ami de Suzy et parrain de leur fille. Il faisait part quasi immédiatement de son sentiment de malaise à l'issue du premier procès. Son sentiment, disait-il, s'était renforcé suite à la diffusion d'une émission de télévision dans laquelle l'amant de Suzy affirmait s'être rendu dans la maison du couple VIGUIER le lundi suivant la disparition, et ce, accompagné de la baby-sitter.

Or, ce n'est pas ce que cet homme lui avait affirmé à l'époque. Il lui aurait en effet indiqué s'y être rendu dès le dimanche, jour supposé du crime, seul, et en passant par la porte de derrière qui, selon lui, était très rarement fermée à clef."

"Si cette déclaration ne changera peut être pas la donne, il n'en demeure pas moins que, malgré la multiplication des traitements médiatiques de l'affaire, elle est révélatrice de ce que tout n'avait pas déjà été dit...".

Alors, premier coup de théâtre ou témoignage orienté pour impliquer l'amant ? Réagissez !

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 05:30
"Je veux retrouver
le corps de ma soeur"


L'interview date d'il y a six ans. Mais elle demeure d'une triste actualité. Native d'Aurillac, comme son aînée, Hélène évoquait sa frustration. Et son impatience de voir la vérité éclater.

soeurs-Blanch-copie.jpg
Ce cliché de famille, a été pris au début des années 1980. Suzy (à gauche en débardeur rayé) et Hélène (à droite), entourent leur demi-soeur Carole. Cette photo m'avait été fournie par Hélène en 2004.


En l'an 2000, quasiment jour pour jour, votre soeur disparaissait. Comment vivez-vous cette absence ?

Hélène Blanch : "Il n'y a pas un jour sans que je pense à elle. Certaines dates font plus mal que d'autres. Le 27 novembre, jour de son anniversaire. Le 27 février, date de sa disparition. Il faut croire que certaines dates, parfois, vous poursuivent".

Gardez-vous l'espoir de la revoir vivante ?

"La retrouver vivante relèverait du miracle. Elle n'a jamais donné signe de vie à ses enfants. Je sais qu'elle l'aurait fait si elle était encore vivante. Aujourd'hui, le seul espoir qui nous reste, c'est de retrouver son corps. Mais le plus dur dans cette histoire, c'est de vivre avec l'incertitude. Cela nous empêche de faire notre deuil".

Le drame qui touche votre famille a beaucoup ému le sud Cantal où vous avez passé une partie de votre enfance. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?

"Avec ma soeur, nous avions trois ans et demi d'écart. Par hasard, je suis née à la maternité d'Aurillac... dans la même chambre qu'elle. Je me souviens très bien de notre maison qui surplombait Maurs, la grande terrasse, le poulailler, le chenil de mon père qui était chasseur. Je me rappelle les fêtes costumées qu'on organisait avec les copains et les copines d'école. A cette époque, nous dormions dans la même chambre, Suzanne et moi, à l'étage. J'ai quitté le Cantal à l'âge de 8 ans. Je n'arrive pas à y retourner. Il faudra bien que je le fasse un jour car mes enfants veulent voir où j'ai grandi...".


Laurent Derne


A suivre : Hélène : "Je la revois partir en voiture..."
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 12:35

Affaire Viguier : l'ambiance dans le prétoire à Albi

Viguier

L'un de mes contacts a la chance d'assister à Albi au procès en appel de Jacques Viguier, ce professeur de droit toulousain accusé du meurtre de son épouse, Suzanne, mystérieusement disparue le 27 février 2000 (voir précédemment).

J'espère pouvoir vous faire partager l'ambiance du prétoire au terme de cette première semaine de débats dans les heures qui viennent...

A suivre...

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 05:30
Jacques Viguier
dans le Cantal


Viguier
Jacques Viguier, professeur de droit à l'université de Toulouse comparaît en appel devant la cour d'assises du Tarn, à Albi. En première instance, il a été acquitté du meurtre de son épouse, Suzanne, une Aurillacoise mystérieusement disparue le 27 février 2000.


Comme nous l'avons vu précédemment, Suzanne Blanch, la future "madame Viguier" a passé les douze premières années de sa vie dans le canton de Maurs, où son père était représentant en produits anisés et sa mère, institutrice puis professeur de collège. Vécu par la jeune fille comme une déchirure, le divorce de ses parents en 1973 aurait pu l'éloigner de sa terre natale. Il n'en fut rien.

Suzy lui est restée très attachée et n'a jamais coupé les ponts avec le Cantal. La famille Blanch possédait une autre maison entre Maurs et Bagnac-sur-Célé. A plusieurs reprises, le couple Viguier est venu y passer des vacances en famille.

Détail navrant. Alors que le couple battait déjà sérieusement de l'aile et que chacun vivait sa vie plus ou moins librement, il semble que la dernière visite de Jacques et Suzanne Viguier dans le sud du département remonte à l'été 1999. Six mois plus tard, le 27 février 2000, l'épouse s'évaporait de son domicile toulousain, après y avoir été raccompagnée par son amant à l'issue d'un tournoi de tarot. Elle n'a plus reparu depuis et figure désormais au coeur de l'une des plus mystérieuses affaires criminelles de ces dernières décennies en France. 


Laurent Derne


A suivre : " Hélène, la soeur de Suzy témoigne"


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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 07:30
La déchirure de Suzy

La famille Blanch habitait Saint-Etienne de Maurs, où la future Suzanne Viguier a passé toute son enfance. Jusqu'au divorce de ses parents. Une déchirure pour cette gamine de 12 ans.

Suzie-pere-ecole.jpg
Légende : La mère de Suzanne, Claude Blanch, a enseigné à l'école primaire de Leynhac
(Cantal). Dans le canton, tout le monde connaissait la famille.

Un père représentant et amateur de rugby. Une mère enseignante. La famille de Suzanne Viguier (née Blanch) était très connue dans les environs de Maurs où la petite a passé toute son enfance.

Entre 1967 et 1973, la mère de Suzanne, Claude Blanch, a notamment exercé à l'école primaire de Leynhac et au collège des Portes du midi, à Maurs, où elle enseignait les lettres, l'histoire-géographie et même l'anglais. Le couple Blanch finira par divorcer, vendre sa maison à un Parisien et quitter le Cantal en 1973.

La mère a déménagé à Narbonne, emmenant avec elle Suzy et sa soeur cadette. Le père, par la suite, a refait sa vie du côté de Toulouse avec une Maursoise.

Cet épisode marque une cassure chez la jeune fille. Cette semaine, l'accusé a lui-même évoqué l'impact de ce ce divorce sur le psychisme de son épouse, parlant d'"une vraie fragilité".

Laurent Derne


A suivre : "Jacques Viguier dans le Cantal"
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:20

Pourquoi le juge d’instruction 
va sauver sa peau

 juge instruction

 

Le projet de réforme de la procédure pénale, lancé par le Garde des Sceaux, entend sacrifier le juge d’instruction pour offrir aux seuls procureurs, l’opportunité d’enquêter.

 Se réfugier derrière l’arbre Burgaud, et son fiasco dans l’affaire d’Outreau, pour détruire la forêt des magistrats indépendants et fouineurs en matière politico-financière relève d’un calcul machiavélique. Mais terriblement dangereux pour les libertés individuelles dans ce pays. Voici donc, les 5 raisons pour lesquelles le juge d’instruction ne disparaîtra JAMAIS :

 juge instruction 

  1. illustration tribunal justice 2338836 Les Français vont (enfin) ouvrir les yeux et comprendre que l’immense pouvoir du juge d’instruction est borné par… la loi. Il n’est pas l’électron libre trop souvent dépeint par une classe politique jalouse et inquiète de sa supposée « toute puissance ». La « République des juges » n’est qu’une vue de l’esprit.


  2. illustration tribunal justice 2338836 L’Europe conditionne la disparition du juge d’instruction à celle du lien unissant procureurs et pouvoir politique. En France, il n’a jamais été question de rompre la mise sous tutelle des parquets par la Chancellerie. Au final, la position européenne primera toujours sur les « intérêts » nationaux. A moins d’accepter de se voir taxer de « République bananière » par nos partenaires. Et d’endurer de sévères pénalités financières.

  3.  illustration tribunal justice 2338836 Le juge d’instruction « instruit à charge et à décharge ». Représentant l’accusation et les intérêts de la société, le procureur sera forcément tenté de n’instruire qu’à charge. Et à sa discrétion. Autrement dit, si le ministère ordonne à un procureur de « laisser tomber une affaire » potentiellement gênante, il le fera sans état d’âme. Ou avec des états d’âme. Mais il se soumettra. Pas le choix. Le juge d’instruction, lui, n’est subordonné à aucune hiérarchie dans sa quête de la vérité.

  4. illustration tribunal justice 2338836 « La garde à vue, c’est trop long ». « Le juge d’instruction, il est pas gentil ». « L’incarcération, ça brise un homme »… Eh non, perdu ! Ce ne sont pas les dialogues des Bronzés au Palais...  Depuis que des représentants du peuple corrompus ont tâté des geôles de la République, une campagne de dénigrement des juges et du système judiciaire s’est invitée aux journaux de 20 heures.
    La vox populi des mis en examen se sent autorisée à critiquer à tout crin un système certes perfectible, mais offrant un maximum de garanties comparé à la plupart des pays du monde. Le juge d’instruction, c’est notre meilleure chance de ne pas être poursuivis un jour pour des motifs fallacieux et de voir la République s’enfoncer dans une parodie de démocratie. Le supprimer ne supprimera pas l'erreur judiciaire.

  5. illustration tribunal justice 2338836 Supprimer le juge d’instruction, c’est mettre en péril l’industrie… du livre ! Que vont devenir les polars de Simenon ou de Fred Vargas ? Des pièces de musée ??? On se gausserait tous de ces formules surannées : « Vous allez être déféré devant le juge d’instruction » ; « Je prononce votre mise en examen… ». Le juge d’instruction, c’est la boussole du lecteur de faits divers, l’Etoile polaire du criminologue, la borne kilométrique du braqueur de fourgons blindés. Le supprimer c’est NOUS tuer.

 

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 09:30
L'enfance cantalienne
de Suzy Viguier


Elle est au coeur de "l'affaire Viguier". Avant d'épouser le professeur de droit toulousain rencontré sur les bancs de la fac, en 1984, Suzanne - Suzy pour ses proches - avait passé son enfance dans le Cantal. Flash-back...

Suzie-ecole.jpg
Légende : Ceci est un document rare. On y découvre Suzy, à la fin des années soixante, posant avec ses camarades de l'école primaire de Maurs (Cantal).

Dans le bassin de Maurs-la-Jolie, riante bourgade lovée dans le sud du Cantal, à quelques kilomètres à peine de Figeac, célèbre pour sa foire aux chevaux et la douceur de son climat, le nom de Suzanne Blanch (prononcer Blanc) sonne familièrement. Née à Aurillac le 27 novembre 1961, la future madame Viguier a vécu jusqu'à l'âge de 12 ans à Saint-Etienne de Maurs, où ses parents étaient propriétaires d'une maison.

"Ils étaient originaires du Languedoc. J'ai bien connu son père, Roland, un représentant en produits anisés. Il était très proche des milieux du rugby et notamment du stade maursois", m'avait indiqué, il y a quelques années, un ex-dirigeant de ce club.

"Je suis allée en classe avec Suzy. Je passais mes vacances d'été avec elle. J'ai même eu sa maman comme professeur", confiait à son tour une employée municipale "très touchée" par la disparition inexpliquée de son amie dont les traits témoignaient déjà, à l'époque, d'une personnalité enjouée...

Laurent Derne


A suivre : "Suzy : Les déchirures de l'enfance"
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 07:33
Suzy, la disparue,
était née à Aurillac (Cantal)

Depuis hier, Jacques Viguier, ce professeur de droit toulousain, est juge en appel devant la cour d'assises du Tarn, pour le meurtre de son épouse. Dix ans après sa disparition, son évaporation, Suzy demeure introuvable. Son amant l'avait déposée devant sa porte en pleine nuit après un tournoi de tarot. Depuis, Suzy n'a plus reparu, laissant derrière elle trois enfants... persuadés que leur père est étranger a sa disparition.

Suzie-Viguier-adulte-copie.jpg

Ce dont les médias parlent peu, ce sont des origines cantaliennes de Suzy, née Blanch, à Aurillac. Elle avait passé une partie de son enfance à Maurs-la-Jolie, dans le sud du département, à quelques kilomètres a peine de Figeac. Il y a quelques années, j'avais retrouvé ses camarades de classe pour le compte de mon journal. Ils évoquaient une enfant pétillante, pleine de vie. Son père était représentant en produits alcoolisés. Le divorce de ses parents, alors qu'elle était encore à l'école primaire, avait marqué la fin de la période cantalienne. Une déchirure jamais guérie.

Devenue professeur de danse, Suzy avait rencontre le brillant professeur de droit et lui avait donné trois enfants. Jusqu'a la déliquescence de son couple. Et son enigmatique disparition... Acquitté en première instance, Jacques Viguier tentera de convaincre la cour de son innocence. Tout le Cantal devrait suivre le procès d'un oeil attentif...

Laurent Derne


A suivre : "L'enfance cantalienne de Suzy Viguier"

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 23:06
Fallait-il supprimer
 le TGI de Tulle ?


justice-tematik-blog.jpg
Légende : Au 31 décembre 2010, Brive deviendra le seul TGI de la Corrèze.

Le couperet est tombé. Dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire menée par Rachida Dati, le Tribunal de Grande Instance de Tulle disparaîtra officiellement au 31 décembre 2010. Brive-la-Gaillarde abritera dès lors le seul et unique TGI de la Corrèze. Tulle détiendra pour sa part un triste record : celui d'être la seule préfecture de France sans Tribunal de Grande Instance...

Sur ce dossier brûlant, où se mêlent défense du service public et intérêts économiques, deux thèses se sont affrontées. Les partisans du TGI unique à Brive ont brandi des "statistiques supérieures", l'essor de la première ville du département et la proximité (28 km) avec Tulle. Les défenseurs de Tulle ont contesté les chiffres, rappeléla présence de la cour d'assises et de la maison d'arrêt dans la ville préfectorale, ainsi que le centre de détention d'Uzerche qui dépendait de son ressort. Mais également l'éloignement de la justice du justiciable.
François Hollande, ancien maire de Tulle et président du Conseil général de la Corrèze a déclaré, en substance, dans La Montagne : "Le contribuable va payer deux fois pour un service réduit de moitié". Car il faudra bien loger sur Brive les magistrats et fonctionnaires de justice tullistes et ceci a un coût...

Cette réforme de la carte judiciaire va-t-elle faire faire des économies à l'Etat ? Fallait-il supprimer le TGI de Tulle ? La concentration des services judiciaires dans un département rural et montagneux comme la Corrèze est-elle la meilleure solution ? Exprimez-vous !
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