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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 22:57
Les enfants Viguier
bouleversent la cour


illustration tribunal justice 2338836

"Vous réussirez votre vie". Ces mots d'apaisement du président de la cour d'assises du Tarn étaient adressés aux trois enfants du couple Viguier, dont l'audition très attendue se déroulait aujourd'hui. Un point final en forme d'espoir pour cette fratrie tiraillée entre l'absence d'une mère dont "rien ne prouve qu'elle n'est pas vivante", selon les termes de Guillaume, l'un des jumeaux de 17 ans, et un père accusé de meurtre, doté d'une "personnalité très très bizarre", selon Nicolas, mais que tous croient tous innocent. 

Leur témoignage a bouleversé la cour d'assises sans pour autant tomber dans le pathos. "On est plutôt normaux dans l'ensemble même si c'est dingue de perdre sa mère et d'avoir un père accusé de tout", a lâché Nicolas. Clémence, 20 ans, a quant à elle décrit un "papa optimiste et naïf" englouti par sa dépression.
"On a l'impression de ne pas avoir de père non plus"...

Quelques instants plus tôt, le face à face entre Carole, la soeur cadette de Suzy, et l'accusé, s'était révélé beaucoup plus orageux. "Tu l'as tuée, tu ne l'as pas fait exprès, dis-moi où elle est !", avait exhorté la jeune femme en dévisageant Jacques Viguier. D'une voix lasse, ce dernier avait nié : "Non, Carole, je ne l'ai pas tuée". La soeur de Suzy n'avait pu réprimer le cri du coeur : "Si ! C'est dégueulasse !".


Laurent Derne
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 14:00
La serveuse limougeaude avait été poignardée 33 fois


meurtre-Limoges-good-copie-1.jpg
La cour d'asises de la Haute-Vienne examinera le meurtre de la jeune serveuse durant deux jours (La Montagne).


Serveuse dans un bar de la place de la République, à Limoges, Kathy K. avait succombé, le 19 mai 2008, sous les coups de couteau de son ancien compagnon, Gilles B. Poignardée à trente-trois reprises. Durant deux jours, la cour d'assises de la Haute-Vienne examinera cette affaire ayant pour toile de fond la violence conjugale.

L'accusé, qui venait tout juste de sortir de prison lorsqu'il est passé à l'acte sous les yeux horrifiés de plusieurs témoins, a toujours réfuté la thèse de la préméditation. Alors meurtre ? Ou assassinat ? Tout l'enjeu du procès réside dans ces deux notions juridiques. Dans le premier cas, Gilles B. encourt trente ans de réclusion criminelle. Dans le second, la perpétuité.


Laurent Derne 
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 07:36
Affaire Viguier
Les enfants du couple et les soeurs de Suzy témoignent

Albi-palais-2.jpg
Les débats promettent d'être riches en émotion, aujourd'hui, au palais de justice d'Albi (DR).

Ils se serrent les uns contre les autres, font passer de petits mots à leur père pendant les débats, viennent l'embrasser ou lui tenir la main lors des suspensions d'audience, regrettent qu'il se montre parfois apathique lorsqu'il faudrait se battre... Les trois enfants du couple Viguier, une fille et des jumeaux, âgés de 17 à 20 ans, viendront témoigner à la barre de la cour d'assises du Tarn, aujourd'hui. Eux qui ont perdu une mère offrent un soutien inconditionnel à leur père qu'ils disent innocent...

Devant la cour, leur succèderont la soeur et la demi-soeur de Suzy, la grande absente et point central d'un procès hors norme. Suzy, la professeur de danse aurillacoise disparue de son domicile toulousain, une nuit de février. C'était il y a dix ans. L'une de ses soeurs a indiqué être heureuse de pouvoir enfin parler de la "vraie Suzy", pas celle vue à travers les yeux ou les propos de Jacques Viguier. Cette partie-là de la famille n'a aucun doute : le professeur de droit est coupable. La journée s'annonce riche en émotions...

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 07:00
Affaire Viguier
Le clic clac de Suzy
a été... détruit par la justice !


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Se peut-il qu'une enquête criminelle mal débutée aboutisse un jour à la vérité ? La plupart des professionels de justice ne l'ignorent pas : tout se joue dans les premières 48 heures. Si ce n'est tout, du moins, une grande partie des choses. Dans l'affaire de la disparition de Suzanne Viguier, en dépit de la réaction instinctive de son amant, Olivier Durandet, qui ira immédiatement trouver la police en désignant le mari, les pièces du puzzle ont du mal à s'emboîter.

Et l'on apprend que lorsque la justice est en possession de l'une de ces pièces capitales, elle la traite par dessus la jambe. Principale pièce à conviction, le fameux clic clac dans lequel dormait Suzy, bien évidemment placé sous scellé comme toute pièce à conviction décisive, a été... détruit par erreur par les services judiciaires. Tout comme la housse qui le protégeait ! Les adversaires de Jacques Viguier crient au complot. Ses défenseurs, à l'incompétence. Mais le fiasco s'amplifie. Pauvre, pauvre Suzy...


Laurent Derne
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 18:30
Humeur
Mariage au balcon
divorce aux tisons


divorce
Les couples sans enfants mineurs pourraient divorcer sans passer devant un magistrat. 45.000 personnes
sont concernées chaque année en France (DR).


Après le mariage express popularisé par les amants cocainés de Vegas, la France invente un nouveau concept de séparation : le fast divorce. Un projet de loi, déposé par la garde des Sceaux, prévoit en effet que les couples mariés n'ayant pas d'enfants mineurs a charge pourront se désunir par simple convention sans devoir passer devant un juge. Le magistrat se contenterait d'approuver ou non l'accord conclu entre les deux parties. Cela concernerait environ 45.000 couples par an. Cette réforme "Destop" désengorgerait les cabinets des JAF (juges aux affaires familiales). Et ferait sans doute réaliser des économies de procédure aux amants désunis.

N'empêche... Dans une société où la rapidité d'exécution confine à l'obsession, où la rentabilité a tout crin prime sur la jouissance des plaisirs simples de la vie, pas étonnant qu'un mariage sur trois ait capoté l'an dernier ! A tous ceux qui subodoreraient un double sens à la 
phrase précédente, je rétorquerais : pas impossible.

Bref, apres le Mac drive, pour baffrer plus vite, le Slim fast pour maigrir à la vitesse de l'eclair, le Domenech pour transformer, en deux temps trois mouvements, des champions du monde en serial loosers, voici donc le junk mariage et le fast divorce. La vitesse et le mythe du plaisir immédiat. Eternelles obsessions de la société capitaliste...

Laurent Derne
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 10:00

Le péché de chair
enfante le déshonneur


Au XIXe siècle, l’enfant n’avait pas encore acquis le qualificatif de roi. La contraception étant moralement réprouvée dans un pays pétri de valeurs chrétiennes, les « faiseuses d’anges » se mouillaient pour faire le sale boulot. Et les mères infanticides étaient légion.

3.-infanticide.jpg

 

 Extrait de Crimes et faits divers en Périgord (Geste éditions), par Laurent, à paraître ce mois-ci.


« Maudite pluie ! Me v’là trempé jusqu’à l’os…»
. Protégée des remous de la Dordogne par un bras de rivière adjacent, la frêle barque à bord de laquelle Raymond a pris place semble démunie face aux caprices du ciel. « J’pensais pas que le temps tournerait aussi vite. Allez, on r’monte les filets ! », suggère François.

Au prix d’un bel effort commun, les deux amis de Domme extraient des entrailles impétueuses du cours d’eau quelques belles truites qui entament une danse frénétique sur le plancher détrempé de leur esquif.

« Raymond, c’est quoi ça ? ». A la surface des flots, un mouchoir à carreaux rouges joue les Transatlantiques égarés. Mais cet étrange renflement, cette bedaine notariale dont il semble pourvu, troublent François. « Vite, secoue-toi ! Faut l’attraper ! », intime-t-il. Tel un anaconda affamé, le morceau d’étoffe s’entortille à l’une des rames. « Tire-le par ici, miladiou ! Quel empoté ! T’es plus doué pour compter fleurette à la Ninon », raille François. Mais l’humeur grivoise des deux compères est vite douchée en découvrant ce qui lestait le « tire-jus ». « P… de moine ! », blasphème Raymond, décomposé. Sous leurs yeux, gît le cadavre d’une petite fille. Un cordon ombilical pend encore de son ventre de nourrisson...

 

 

« Cette enfant est née vivante, viable et à terme. Les résultats de l’autopsie sont formels, tranche le médecin légiste. Elle a été asphyxiée ». La mélopée de la vox populi met rapidement les gendarmes sur une piste. « La Marie G. était enceinte de plusieurs mois. Et puis brusquement, plus rien… ». Marie. Une enfant de dix-huit ans qui nie l’évidence pour la forme, mais finit bien vite par reconnaître son implication. Pour éviter le déshonneur de devenir fille-mère, elle a préféré accoucher seule, avant d’étouffer son bébé et de le jeter dans la rivière. Pour ces faits, la cour d’assises de la Dordogne la condamne à trois ans de prison. [...]



L'actualité de la semaine rappelle qu'en dépit de progrès notables en matière d'information et de contraception, le crime d'infanticide n'a pas été éradiqué de notre société. La misère intellectuelle ou sociale, ou tout simplement des ressorts psychologiques fragiles, voire le déni de grossesse poussent encore certaines femmes à commettre l'irréparable...

 



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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 19:24
Affaire Viguier
"Il nous a baladés pendant toute la garde à vue"


Le commissaire Saby, directeur d'enquête a été "cuisiné" de 10 heures à 20 heures par la cour d'assises. Il a défendu ses investigations, réaffirmé sa conviction de la culpabilité de Jacques Viguier qui a "baladé (les policiers) pendant toute la garde à vue". "Il s'est enfermé dans des déclarations incohérentes. J'ai essayé de le sortir de son mensonge".
  
Albi-palais-1.jpg
Ce mardi matin, les curieux arrivent au palais de justice d'Albi (Tarn) avec le maigre espoir de trouver
une place sur les bancs du public. (DR)

"Pottecher", notre contact au palais de justice d'Albi, nous fait vivre de l'intérieur cette journée éprouvante pour la défense.

Matelas
 
"Le commissaire Saby a repris dans le moindre détail l'enquête réalisée et le moment où sa conviction policière s'est faite. Avec Viguier, les policiers du SRPJ se rendent au domicile du couple sur commission rogatoire pour y faire des constatations, permettant de trouver des indices pour retrouver Suzy. Il explique que Viguier a complètement dégoupillé lorsqu'ils ont découvert l'absence du matelas. Il est sorti de la pièce en courant et s'est jeté dehors. il était agité et troublé. Il était difficile à contenir si bien qu'il fallut même employer la contrainte physique. Vu ses propos incohérents, il a décidé, avec l'accord du juge d'instruction, de le placer en garde à vue".
 
 Traces de sang

"Durant sa garde à vue, Jacques Viguier a expliqué avoir oublié de dire aux enquêteurs qu'il avait retrouvé le sac à main de Suzy ; il a juré avoir fait un footing de 10h15 à 11h30. Or, il a appelé ses parents à 10h45...; il a confié avoir  jeté le matelas pour faire plaisir à sa femme sans en racheter un autre... Mais où dormirait Suzy, après ? il n'a aucune explication plausible sur les traces de sang retrouvées uniquement (et c'est important) dans le clic clac de Suzy, dans la salle de bains. Rien de rien dans le reste de la maison. Des traces de sang de Suzy ont été retrouvées sur un torchon dans le coffre de la voiture et sur les chaussures de l'accusé.
Mieux. Après la garde à vue, vers 6h30, Jacques Viguier rentre chez lui. Des policiers le filent. Il s'arrête sur le bord de la route, entre dans une cabine téléphonique, en ressort et ouvre son coffre. Il referme le coffre sans avoir rien touché. Il répète cette opération environ six fois sur les trois jours qui suivent...comme pour vérifier que le corps n'est plus dans le coffre... A l'audience, interrogé sur son attitude, Viguier dit : Je regardais s'il y avait du sopalin pour les enfants... A 6h30, en sortant de gav??????? "
 
 
Et Suzanne ?

"Le commissaire Saby a expliqué que personne ne s'était soucié du devenir de Suzy. Selon lui, seul l'amant, Olivier Durandet, a essayé de savoir où elle était et tenté de trouver des éléments pour comprendre ce qui s'était passé.
Viguier ne se serait pas montré disponible pour rechercher sa femme. Il n'a fait preuve d'aucun esprit d'initiative pour aider les enquêteurs. Il a adopté des comportements de suspect alors qu'en régle générale, dans les cas de disparitions inquiétantes, les familles sont disponibles et coopérantes afin que tout soit fait pour retrouver la disparue.
Les écoutes passées démontrent que la famille Viguier dans son ensemble s'est liguée contre Suzy, responsable à leurs yeux de l'ensemble des malheurs de cette famille".
 
Jeu d'échec avec Viguier

"Le directeur d'enquête s'était vu reprocher un entretien hors garde à vue avec Jacques Viguier lors du premier procès. Il  avait, semble-t-il, préparé son intervention. Il a indiqué avoir effectivement discuté avec Viguier en tête à tête en lui proposant de libérer sa conscience et qu'il était même prêt à appeler son avocat pour qu'il en discute avec lui. Il a défendu sa méthode en disant qu'il avait tenté de sensibiliser l'accusé aux conséquences de son silence sur le devenir des enfants. Il parle d'un jeu d'échec avec Viguier. Il lui a indiqué que malgré ses 13 coups d'avance, lui, directeur d'enquête, parviendrait tout de même à gagner.
Le commissaire s'est dit convaincu de la culpabilité de Viguier qui a menti pendant toute la garde à vue. Il nous a baladés et s'est enfermé dans des déclarations incohérentes. J'ai essayé de le sortir de son mensonge..."
 

Une mauvaise journée pour la défense. Mais en détournant les débats du fond, en focalisant sur l'ingérence dans l'enquête de l'amant et la mauvais travail de la Police, Me Dupont Moretti n'a-t-il pas déjà fait le plus difficile ?


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A suivre :  L'incroyable histoire du scellé perdu
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 09:00

Septuple infanticide (1983)
"Un procès d'un autre temps"



infanticide correze

"Quelle sanction infliger à des gens qui n'ont pas conscience d'avoir commis une faute, même à répétition ?". Cette interrogation d'un chroniqueur judiciaire du début des années 80 préfigure le "verdict humain" qui tombera dans l'affaire du septuple infanticide de Corrèze. Le couple d'exploitants agricoles accusés d'avoir tué et enselveli sept bébés derrière leur grange parce qu'ils "ignoraient la contraception" et "vivaient, comme au XVIIIe siècle, au rythme des saisons" bénéficie de la relative clémence de la cour.

Alors que les faits reprochés au mari sont passibles de la réclusion à perpétuité, il est condamné à huit ans d'emprisonnement. Il est demeuré mutique tout au long des débats. Son épouse écope de cinq ans de prison avec sursis mise à l'épreuve. "Un verdict humain pour un procès d'un autre temps", relève la presse.

Mais dans cette affaire, la plus grosse en matière d'infanticide jamais jugée en France, c'est sans doute la parole des experts psychiatres qui aura pesé le plus lourd. "Cet homme et cette femme, expliquèrent-ils, ne sont ni psychotiques, ni névrotiques, ni pervers. Ils n'ont pas de remords parce qu'ils n'ont pas conscience de leur faute. En fait, ils ne sont pas immoraux. Ils sont amoraux".


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A suivre, mercredi, dans l'Affaire de la semaine :
Retour sur des affaires d'infanticides, l'une des plaies du XIXe siècle.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 20:55
Affaire Viguier
L'amant de Suzy oscille
entre "haine et colère"

Notre contact au procès en appel de Jacques Viguier, à Albi (Tarn), nous fait vivre une journée riche en passes d'armes. "Peut-être LE tournant du procès", indique-t-il. Soupçonné de subornation de témoins, Olivier Durandet, l'amant de Suzanne Viguier, s'est retrouvé sur le grill. 

amant
Olivier Durandet, l'amant de Suzanne Viguier (Le Parisien)

Voici les impressions d'audience de "Pottecher", notre contact au sein même de la cour d'assises du Tarn :

L'ambiance
"Le public se pressait devant les grilles du palais de justice dès 6 heures du matin. C'était un peu la foire d'empoigne. Des gens criaient Laissez-nous rentrer ! Avec le beau temps, les journalistes avaient installé des tables en face du palais pour pique-niquer entre midi et deux".

L'amant
"Son audition a débuté vers 16 heures. Le président de la cour d'assises l'a placé face à ses contradictions en diffusant certaines écoutes téléphoniques. Sur les bandes on l'entend briefer des témoins avant leur audition. Dis ceci ! Ne parle pas de ça ! On l'entend également échanger avec une enquêtrice. 
Olivier Durandet a fait son mea culpa. Il a concédé une certaine maladresse dans ses actes avec des accents de veuf éploré qui tombaient parfois à plat. Il a réaffirmé sa conviction. Pour lui, depuis le départ, Jacques Viguier est coupable du meurtre de sa femme. Et il a tout mis en oeuvre pour le faire prouver.
Il décrit le professeur de droit comme un être violent et manipulateur. Il dit ressentir de la haine et de la colère à son égard. On sent clairement que les dix-huit mois passés aux côtés de Suzy l'ont marqué.  Il a également affirmé ne plus attendre de condamnation. Je veux juste savoir où se trouve son corps... Ce soir, son audition se poursuit..."

L'accusé
"Jacques Viguier, pour sa part, semble totalement absent. Peut-être un effet de son traitement médicamenteux. Il a le regard dans le vide. Il paraît loin du Viguier impulsif décrit par l'amant de Suzy...".


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 11:29
Corrèze (1983)
Sept cadavres de bébés
derrière la grange


infanticide-correze.jpg

Le mari et son épouse, exploitants agricoles en Corrèze, avaient comparu devant la cour d'assises pour un septuple infanticide.


Ce matin s'ouvre devant les assises de la Manche, le procès d'une mère accusée d'un sextuple infanticide. Cette femme de 38 ans, maman d'un adolescent de 14 ans, encourt la réclusion à perpétuité pour avoir étouffé ou éranglé le reste de sa progéniture. L'an dernier, Veronique Courjault avait ete condamnée à 8 ans de prison dans l'affaire dite des "bébés congelés".

La Correze détient un triste record en la matière puisque c'est dans ce département que la justice a enregistré le plus conséquent des infanticides qu'elle ait eu a traiter sur l'ensemble du territoire national.

C'était en 1983. La rumeur publique avait attiré les gendarmes chez un couple d'exploitants agricoles. Le mari était âgé de 44 ans. L'épouse, de 32 ans. Dans la cour de la ferme, au milieu des restes d'animaux, les enquêteurs avaient retrouvé sept petits squelettes. Enterrés derrière la grange "comme de petits animaux dont on aurait voulu se débarrasser", comme l'écrivaient les journalistes de l'époque.

Au procès, chacun s'était interrogé sur les circonstances du drame. "Pauvreté", "engrenage de la misère", "famille archaïque", "ignorance de la contraception" furent autant d'arguments avancés pour expliquer l'inexplicable. "Cette famille vivait au rythme des saisons, comme au coeur du XVIIIe siècle", narrait un plumitif.

"L'infanticide était devenu pour eux un moyen normal de contraception", expliquera même un expert psychiatre à la barre.


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A suivreLe verdict du septuple infanticide corrézien
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