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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 12:35

Affaire Viguier : l'ambiance dans le prétoire à Albi

Viguier

L'un de mes contacts a la chance d'assister à Albi au procès en appel de Jacques Viguier, ce professeur de droit toulousain accusé du meurtre de son épouse, Suzanne, mystérieusement disparue le 27 février 2000 (voir précédemment).

J'espère pouvoir vous faire partager l'ambiance du prétoire au terme de cette première semaine de débats dans les heures qui viennent...

A suivre...

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 05:30
Jacques Viguier
dans le Cantal


Viguier
Jacques Viguier, professeur de droit à l'université de Toulouse comparaît en appel devant la cour d'assises du Tarn, à Albi. En première instance, il a été acquitté du meurtre de son épouse, Suzanne, une Aurillacoise mystérieusement disparue le 27 février 2000.


Comme nous l'avons vu précédemment, Suzanne Blanch, la future "madame Viguier" a passé les douze premières années de sa vie dans le canton de Maurs, où son père était représentant en produits anisés et sa mère, institutrice puis professeur de collège. Vécu par la jeune fille comme une déchirure, le divorce de ses parents en 1973 aurait pu l'éloigner de sa terre natale. Il n'en fut rien.

Suzy lui est restée très attachée et n'a jamais coupé les ponts avec le Cantal. La famille Blanch possédait une autre maison entre Maurs et Bagnac-sur-Célé. A plusieurs reprises, le couple Viguier est venu y passer des vacances en famille.

Détail navrant. Alors que le couple battait déjà sérieusement de l'aile et que chacun vivait sa vie plus ou moins librement, il semble que la dernière visite de Jacques et Suzanne Viguier dans le sud du département remonte à l'été 1999. Six mois plus tard, le 27 février 2000, l'épouse s'évaporait de son domicile toulousain, après y avoir été raccompagnée par son amant à l'issue d'un tournoi de tarot. Elle n'a plus reparu depuis et figure désormais au coeur de l'une des plus mystérieuses affaires criminelles de ces dernières décennies en France. 


Laurent Derne


A suivre : " Hélène, la soeur de Suzy témoigne"


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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 16:48
Laurent Derne en dédicace
dimanche, à Naves


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A vos agendas ! Dimanche, je participerai au salon du livre de Naves, deuxième rendez-vous par son importance en Corrèze après la Foire du livre de Brive, pour une séance de dédicaces de "Crimes et faits divers Corrèze-Cantal" (Geste éditions). L'occasion de découvrir les affaires judiciaires qui faisaient trembler nos ancêtres au XIXe siècle...

Criminellement vôtre !

Laurent Derne
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 07:30
La déchirure de Suzy

La famille Blanch habitait Saint-Etienne de Maurs, où la future Suzanne Viguier a passé toute son enfance. Jusqu'au divorce de ses parents. Une déchirure pour cette gamine de 12 ans.

Suzie-pere-ecole.jpg
Légende : La mère de Suzanne, Claude Blanch, a enseigné à l'école primaire de Leynhac
(Cantal). Dans le canton, tout le monde connaissait la famille.

Un père représentant et amateur de rugby. Une mère enseignante. La famille de Suzanne Viguier (née Blanch) était très connue dans les environs de Maurs où la petite a passé toute son enfance.

Entre 1967 et 1973, la mère de Suzanne, Claude Blanch, a notamment exercé à l'école primaire de Leynhac et au collège des Portes du midi, à Maurs, où elle enseignait les lettres, l'histoire-géographie et même l'anglais. Le couple Blanch finira par divorcer, vendre sa maison à un Parisien et quitter le Cantal en 1973.

La mère a déménagé à Narbonne, emmenant avec elle Suzy et sa soeur cadette. Le père, par la suite, a refait sa vie du côté de Toulouse avec une Maursoise.

Cet épisode marque une cassure chez la jeune fille. Cette semaine, l'accusé a lui-même évoqué l'impact de ce ce divorce sur le psychisme de son épouse, parlant d'"une vraie fragilité".

Laurent Derne


A suivre : "Jacques Viguier dans le Cantal"
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 18:38

Les Thénardier
supplicient leur angelot


Victor Hugo - le Misérable génie - n'a rien inventé. Au XIXe siècle, l'enfant n'avait pas encore acquis le qualificatif de "roi".
Et l'on n'hésitait pas à se débarrasser, sans autre forme de procès, des bouches encombrantes à nourrir. Témoin cette affaire de 1849, où un couple d'aubergistes tullistes, tristes Thénardier au coeur de pierre, supplicie Antoine, son angelot de quatre ans.

blog-Tenardiers.jpg

Extrait de "Crimes et faits divers Corrèze-Cantal"
(Geste éditions), par Laurent Derne :
 

« Dis qu’il passait son temps à tomber. Dis-leur bien… ». Le visage décomposé par l’anxiété, Thomas M. a beau chuchoter ses consignes morbides à son épouse Françoise, un gendarme de l’escorte les saisit à la volée. Il en avertit aussitôt son supérieur, de faction devant la porte de la salle d’autopsie. « Avec les traces de coups relevées sur le corps du gamin, les langues qui se délient parmi les clients de l’auberge et ces semi-aveux, ils n’échapperont pas à la guillotine ! », tonitrue l’officier, prenant un malin plaisir à observer la pupille du couple démoniaque se dessiller de frayeur à cette évocation. [...]

Parents de deux enfants, Thomas et Françoise M. avaient conçu contre le troisième, une antipathie inexplicable. Lorsqu’on le retira des bras protecteurs de sa nourrice, à l’âge de deux ans, il était bien portant. « Robuste, il jouissait d’une excellente santé », égrène le greffier criminel. Mais sous l’influence des mauvais traitements, et des privations, qu’on lui fit subir, sa santé ne tarda pas à s’altérer. « Il devint pâle, triste et languissant. Son état de souffrance, loin d’inspirer à sa mère des soins plus tendres et plus délicats, lui faisait dire qu’elle tenait cet enfant en horreur ». [...]


Tué à petit feu, pendant quatre mois, le gamin faisait peine à voir. « Toutes les personnes témoins des douleurs de cet infortuné souhaitaient que l’heure de la délivrance arrivât pour lui », relate un journaliste. Que n’ont-elles fait davantage pour le sauver ?

Quelle sentence ?

Comment le jury a-t-il réagi à cette litanie d'atrocités ? Quelles fut l'attitude des parents indignes dans le box ? Quelle sentence la cour a-t-elle prononcé ? Les Thénardier sont-ils parvenus à sauver leur tête ? Réponses... dans le chapitre 17 de "Crimes et faits divers Corrèze-Cantal" ! Bonne lecture ! :-)  

 
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:20

Pourquoi le juge d’instruction 
va sauver sa peau

 juge instruction

 

Le projet de réforme de la procédure pénale, lancé par le Garde des Sceaux, entend sacrifier le juge d’instruction pour offrir aux seuls procureurs, l’opportunité d’enquêter.

 Se réfugier derrière l’arbre Burgaud, et son fiasco dans l’affaire d’Outreau, pour détruire la forêt des magistrats indépendants et fouineurs en matière politico-financière relève d’un calcul machiavélique. Mais terriblement dangereux pour les libertés individuelles dans ce pays. Voici donc, les 5 raisons pour lesquelles le juge d’instruction ne disparaîtra JAMAIS :

 juge instruction 

  1. illustration tribunal justice 2338836 Les Français vont (enfin) ouvrir les yeux et comprendre que l’immense pouvoir du juge d’instruction est borné par… la loi. Il n’est pas l’électron libre trop souvent dépeint par une classe politique jalouse et inquiète de sa supposée « toute puissance ». La « République des juges » n’est qu’une vue de l’esprit.


  2. illustration tribunal justice 2338836 L’Europe conditionne la disparition du juge d’instruction à celle du lien unissant procureurs et pouvoir politique. En France, il n’a jamais été question de rompre la mise sous tutelle des parquets par la Chancellerie. Au final, la position européenne primera toujours sur les « intérêts » nationaux. A moins d’accepter de se voir taxer de « République bananière » par nos partenaires. Et d’endurer de sévères pénalités financières.

  3.  illustration tribunal justice 2338836 Le juge d’instruction « instruit à charge et à décharge ». Représentant l’accusation et les intérêts de la société, le procureur sera forcément tenté de n’instruire qu’à charge. Et à sa discrétion. Autrement dit, si le ministère ordonne à un procureur de « laisser tomber une affaire » potentiellement gênante, il le fera sans état d’âme. Ou avec des états d’âme. Mais il se soumettra. Pas le choix. Le juge d’instruction, lui, n’est subordonné à aucune hiérarchie dans sa quête de la vérité.

  4. illustration tribunal justice 2338836 « La garde à vue, c’est trop long ». « Le juge d’instruction, il est pas gentil ». « L’incarcération, ça brise un homme »… Eh non, perdu ! Ce ne sont pas les dialogues des Bronzés au Palais...  Depuis que des représentants du peuple corrompus ont tâté des geôles de la République, une campagne de dénigrement des juges et du système judiciaire s’est invitée aux journaux de 20 heures.
    La vox populi des mis en examen se sent autorisée à critiquer à tout crin un système certes perfectible, mais offrant un maximum de garanties comparé à la plupart des pays du monde. Le juge d’instruction, c’est notre meilleure chance de ne pas être poursuivis un jour pour des motifs fallacieux et de voir la République s’enfoncer dans une parodie de démocratie. Le supprimer ne supprimera pas l'erreur judiciaire.

  5. illustration tribunal justice 2338836 Supprimer le juge d’instruction, c’est mettre en péril l’industrie… du livre ! Que vont devenir les polars de Simenon ou de Fred Vargas ? Des pièces de musée ??? On se gausserait tous de ces formules surannées : « Vous allez être déféré devant le juge d’instruction » ; « Je prononce votre mise en examen… ». Le juge d’instruction, c’est la boussole du lecteur de faits divers, l’Etoile polaire du criminologue, la borne kilométrique du braqueur de fourgons blindés. Le supprimer c’est NOUS tuer.

 

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 09:30
L'enfance cantalienne
de Suzy Viguier


Elle est au coeur de "l'affaire Viguier". Avant d'épouser le professeur de droit toulousain rencontré sur les bancs de la fac, en 1984, Suzanne - Suzy pour ses proches - avait passé son enfance dans le Cantal. Flash-back...

Suzie-ecole.jpg
Légende : Ceci est un document rare. On y découvre Suzy, à la fin des années soixante, posant avec ses camarades de l'école primaire de Maurs (Cantal).

Dans le bassin de Maurs-la-Jolie, riante bourgade lovée dans le sud du Cantal, à quelques kilomètres à peine de Figeac, célèbre pour sa foire aux chevaux et la douceur de son climat, le nom de Suzanne Blanch (prononcer Blanc) sonne familièrement. Née à Aurillac le 27 novembre 1961, la future madame Viguier a vécu jusqu'à l'âge de 12 ans à Saint-Etienne de Maurs, où ses parents étaient propriétaires d'une maison.

"Ils étaient originaires du Languedoc. J'ai bien connu son père, Roland, un représentant en produits anisés. Il était très proche des milieux du rugby et notamment du stade maursois", m'avait indiqué, il y a quelques années, un ex-dirigeant de ce club.

"Je suis allée en classe avec Suzy. Je passais mes vacances d'été avec elle. J'ai même eu sa maman comme professeur", confiait à son tour une employée municipale "très touchée" par la disparition inexpliquée de son amie dont les traits témoignaient déjà, à l'époque, d'une personnalité enjouée...

Laurent Derne


A suivre : "Suzy : Les déchirures de l'enfance"
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 07:33
Suzy, la disparue,
était née à Aurillac (Cantal)

Depuis hier, Jacques Viguier, ce professeur de droit toulousain, est juge en appel devant la cour d'assises du Tarn, pour le meurtre de son épouse. Dix ans après sa disparition, son évaporation, Suzy demeure introuvable. Son amant l'avait déposée devant sa porte en pleine nuit après un tournoi de tarot. Depuis, Suzy n'a plus reparu, laissant derrière elle trois enfants... persuadés que leur père est étranger a sa disparition.

Suzie-Viguier-adulte-copie.jpg

Ce dont les médias parlent peu, ce sont des origines cantaliennes de Suzy, née Blanch, à Aurillac. Elle avait passé une partie de son enfance à Maurs-la-Jolie, dans le sud du département, à quelques kilomètres a peine de Figeac. Il y a quelques années, j'avais retrouvé ses camarades de classe pour le compte de mon journal. Ils évoquaient une enfant pétillante, pleine de vie. Son père était représentant en produits alcoolisés. Le divorce de ses parents, alors qu'elle était encore à l'école primaire, avait marqué la fin de la période cantalienne. Une déchirure jamais guérie.

Devenue professeur de danse, Suzy avait rencontre le brillant professeur de droit et lui avait donné trois enfants. Jusqu'a la déliquescence de son couple. Et son enigmatique disparition... Acquitté en première instance, Jacques Viguier tentera de convaincre la cour de son innocence. Tout le Cantal devrait suivre le procès d'un oeil attentif...

Laurent Derne


A suivre : "L'enfance cantalienne de Suzy Viguier"

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:28

"Un bon bourreau,
vite, je me meurs !"

En Périgord, au XIXe siècle, on faisait parfois plus confiance au bourreau qu'au... docteur ! Cette anecdote, à découvrir dans mon second ouvrage, Crimes et faits divers Périgord (Laurent Derne, chez Geste éditions), en dit long sur les mentalités dans les campagnes.
Extrait :

3.-colporteur.jpg
 


"A Périgueux, nul n’ignore l’histoire de ce bourreau que l’on consultait en priorité pour examiner luxations d’épaules et autres fractures. « Lui, au moins, il connaît son métier. Les médecins, ils t’estropient et encore, après, ils promènent leurs grands airs », serine la vox populi… campagnarde."


Cette évocation des connaissances anatomiques de cet exécuteur ne repose pas sur du vent ou des ouïs dire. En 1784, ledit bourreau fut traîné en justice par les médecins pour... concurrence illicite ! On ignore en revanche tout des résultats du procès... 


Pratique : Laurent Derne, "Crimes et faits divers Corrèze-Cantal" (Geste éditions), 19 euros ; à paraître ce mois-ci, "Crimes et faits divers Périgord" (Geste éditions).  
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 12:21
L'heure du crime à Lanobre...

Laurent-Derne-Lanobre-2.jpg

Demain dimanche 28 février, je dédicacerai mon livre "Crimes et faits divers Correze Cantal" (Geste editions), au 7e salon du livre de Lanobre... Rendez-vous de 9h30 a 17h30.

Criminellement votre !

Laurent Derne
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